Introduction ( : .

Introduction ( : .





     இ La fiction précédente était "You and Me and the Love Forever" mais ne trouvant pas de suite, j'ai décidé d'en faire une seconde (qui n'est toujours pas finie). "You and Me and the Love Never" le contexte de celle-ci change complètement car j'ai muris et beaucoup changé entre temps ( : .
J'espère que celle-ci vous plaira plus que l'autre : D










A bientôt










     இ Maya*_.

# Posté le samedi 20 juin 2009 15:22

Modifié le samedi 20 juin 2009 16:13

Chapter 1.

     இ Chapitre 1 :

« - Tu sais où est Béa ?
- Tu m'as fait foirer ma compo'
- Je m'en fou de ta compo'
- Je m'en fou de ta Béa. »

Il partit en claquant la porte et je remis mes doigts sur le piano. La porte-fenêtre était grande ouverte avec les rideaux qui voyageaient grâce au vent. Le son qui sortait du piano valsait dans toute la pièce et sortait à l'extérieur du bâtiment pour retentir sûrement dans l'immense cour du lycée. Le grincement de la porte se fit et je n'y fis guère attention. Je continuai à faire glisser mes doigts sur les touches qui sortaient cette douce musique, ma douce musique. Je sentis le plancher craquer car quelqu'un marchait dessus, un souffle rythmé d'une personne qui avait dut courir et ses mains qui se posèrent sur mes hanches. Je stoppai toutes notes et respirai un grand coup en refermant le piano.

« - Je ne t'ai pas demandé d'arrêter.
- Je ne t'ai pas demandé de venir.
- Je sais, mais j'avais envie de t'entendre jouer.
- Tu n'avais qu'à venir plus tôt.
- Je sais, j'ai raté l'heure, je suis désolé Isa.
- Je sais très bien que tu n'en a rien à faire.
- Arrête de croire ça Isa. Tu sais très bien que c'est faux.
- Oui oui, bien entendu. Bon, il faut que j'y aille. Il faut que j'aille chercher ma valise. »

Je pris mon gilet posé à côté de moi et sortis de la pièce, le laissant seul. Je montai les escaliers en allant le plus vite possible, ouvris la porte de ma chambre et découvris ma colocataire endormie sur son lit. Je me mis à côté d'elle et la réveillai tout doucement pour qu'elle se prépare à partir.

« - Nina, debout. Tes parents vont bientôt arriver. Tu dois faire ta valise.
- Mmmh. Deux minutes...
- Non, debout. Tu dois te dépêcher, lui dis-je en souriant.
- D'accord... »

Elle se leva et sortit sa valise de sous son lit, je fis de même et nous commençâmes à ranger nos affaires dans celles-ci. Après avoir finit cela, nous commençâmes à discuter.

« - Où pars-tu pour les vacances Nina ?
- Je n'en sais trop rien, je crois que mes parents ont prit l'Europe pour ces vacances-ci. Et toi ?
- Oh, tu sais, il faut faire les exigences de Madame Béa donc je pense que nous allons... Nulle part peut-être.
- Je te plains. Être s½ur avec ce... Monstre.
- Je sais, lui dis-je en riant. Mais heureusement, tu es là.
- Tu ne veux pas venir avec moi ?
- Profite d'être avec tes parents Nina. Pour une fois tu pars avec eux.
- D'accord, mais je te sonne tous les soirs chérie !
- D'accord. Aller, on descend. »

Nous prîmes nos valises et descendîmes l'escalier ensemble. Nous mîmes nos valises devant la grande porte d'entrée, parmi les autres et allâmes dans la cour, retrouver notre meilleur ami seul sur un banc à l'ombre.

« - Vous voilà enfin.
- Nous faisions nos valises, n'oublie pas que nous ne les avions pas faîtes.
- Oui, c'est vrai Isa. Nina, où pars-tu pour les vacances ?
- Mes parents on décidés d'aller en Europe. Paris sûrement voir Berlin.
- Oh, tu as de la chance ! Et toi Isa ?
- Nous devons suivre les ordres de Madame Béa donc nous ne partirons sûrement pas pour tu sais quelle raison.
- Nous sommes donc deux. »

Nous éclatâmes tous les trois de rire et ma s½ur arriva. Nous la regardions d'un regard qui voulait tout dire « tu veux quoi ? ». Elle gloussa et me regarda en me faisant signe d'y aller, nous devions partir. Je fis la bise à mes deux amis et parti avec ma s½ur. Pris ma valise et montai dans la voiture qui venait nous chercher.

« -Pourquoi restes-tu avec des idiots pareil Isa ?
- Ils ne sont pas idiots. C'est toi qui es idiote.
- Comment en sommes nous arrivées là Isa ?
- Je ne sais pas moi. Tu es devenue une pouf libérée et moi, je suis devenue une fille renfermée.
- Isa, tu sais très bien que je t'aime toujours autant qu'avant.
- C'est pour cela que tu te moques de moi devant tes magnifiques amis ! ?
- Isa...
- Non, laisse-moi parler pour une fois. Tu es devenue une pétasse, une manipulatrice, une pute, tout ce que nous nous étions promis, petites, de ne jamais être, de rester jumelles comme avant, de ne jamais nous changer mais tu as tout fait à ta manière ! Tu es devenue la fille la plus jolie et la plus populaire du lycée, maintenant, ton rêve a été réalisé, le mien qui était le nôtre, a été détruit.
- Isa... Je ne savais pas que tu vivais ça...
- C'est trop tard de toute façon, rien ne nous relie maintenant. »

La voiture s'étant arrêtée vu que nous étions arrivées chez nous, je sortis en prenant ma valise et claquant la porte, rentrai dans notre immense villa, je montai les grands escaliers en marbre et arrivai dans ma chambre en m'enfermant à clef. Autant ne pas la voir jusque demain. J'ouvris ma fenêtre et enclenchai ma chaîne hifi en me couchant et m'endormis.
Chapter 1.

# Posté le samedi 20 juin 2009 15:27

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 12:16

Chapter 2.

Chapter 2.
இ Chapitre 2:

Le lendemain, je me réveillai alors que le soleil n'était toujours pas debout, j'enclenchai l'interrupteur qui alluma la lumière. Je découvris, au pas de la porte, une lettre avec mon nom dessus. Je me levai de mon lit et la pris. Je l'ouvris et sortis un papier manuscrit plié en trois.

« Chère Isa ;

Je suis tout à fait désolée de tout avoir brisé. Je ne me suis pas rendue compte de ce que tout ce que nous nous étions promis, tu t'y étais autant attachée. Comment savoir que des promesses d'enfant peuvent encore tenir ? Je suis tout à fait désolée Isa. Est-il trop tard pour tout recommencer ? J'espère que non, j'espère que tu seras toujours là, avec moi. Malgré ce bonheur que j'ai détruit de mes mains.

Je t'aime Isa.

Béa. »

Je soupirai, il était tellement facile – à mon goût, de jouer avec les mots. Elle pouvait très bien s'en fiche, de ce qu'elle avait écrit. Je mis la lettre sur mon gigantesque bureau. En faite, toute ma chambre était gigantesque, à croire que mes parents étaient mégalomanes – ils l'étaient peut-être en faite.
Je ne me souviens pas très bien du visage de ma mère ni de celui de mon père. Cela fait trois ans que je ne les ai plus vu. Ils travaillent ensemble, ils sont archéologues ou quelques choses de semblables. Ma s½ur et moi avions grandis sans nos parents mais avec une gardienne. Une japonaise qui devait avoir un peu moins de l'âge de nos parents. Fubuki, une jeune femme magnifique, douce comme la neige – Fubuki veut dire tempête de neige en japonais. Elle était comme ma mère, elle était devenue ma mère. Grâce à elle, j'avais appris le japonais – dans lequel je ne me débrouillais pas mal. Je lui devais beaucoup, elle m'avait appris beaucoup.

Quand je me mis sur le balcon de ma chambre, je découvris une voiture – que je ne connaissais pas, arriver dans la propriété de mes parents. Notre gardienne ainsi que tous les hommes de main de la maison sortirent – mais qui cela pouvait-il être ? John, notre conducteur, ouvrit la porte en s'inclinant un peu. Une dame, d'une extrême classe, en sortit. Sa peau blanche comme la neige dans un tailleur noir de chez Chanel. Ma mère, elle était de retour.
En homme en sortit aussi, un géant en costume toujours souriant, mon père.
Mes parents étaient de retour à la maison après trois ans d'absence. Mais pour combien de temps resteraient-ils ? Une semaine ? Quinze jours ? Je n'en savais strictement rien.
Mon père me découvris sur le balcon et me fis un signe, je lui souris et courut pour arriver en bas. Dans l'entrée, où se trouvaient tout le monde sauf ma s½ur qui était partie, mon père me prit dans ses bras et ma mère était à côté en souriant.

« - Et bien ! Comme tu as grandis...
- Isa papa. Béa est partie chez son petit ami.
- Son... Petit ami ?
- Tu n'étais pas au courant ?, dis-je en souriant.
- Nous n'étions pas au courant, répondit ma mère en rentrant. »

Nous rentrâmes dans la maison.
Ma mère était quelque de très sérieux mais qui savait profiter de ses moments en famille comme il le fallait. Elle était juste et irréprochable.
Mon père, lui, était formidable, attentionné, souriant.
Nous allâmes dans le salon – le premier salon plutôt. Ma mère s'assit sur son siège et mon père se mit dans un divan.

« - Combien de temps restez-vous ?
- Nous ne sommes là que pour cinq jours Isa, dit-mon père en regardant ma mère.
- Nous avons beaucoup de travaille ma chérie, tu sais que ton père et moi voulons ce qu'il y a de mieux pour Béa et toi.
- Et si ce qu'il y avait de mieux était de rester ici, d'avoir de vraies vacances, avec vos enfants ! ? Vous ne savez pas ce que ça fait, d'être seul au monde. Vous ne savez pas ce qu'on ressent, dis-je en allant dans ma chambre. »

Ces temps-ci, j'étais à bout de nerfs et personne ne comprenait pourquoi, même moi.
Arrivée dans ma chambre, je refermai la porte et me mit dans mon lit en prenant mon portable, je sonnai à Nina.

« - Allô ? Isa ?
- Coucou ma belle, ça va ?
- Oui, très bien ! Et toi ?
- Ca pourrait aller mieux.
- Qu'est-ce qu'il y a ?
- Mes parents sont rentrés.
- Mais, c'est formidable !
- Peut-être pas, ils ne sont pas que pour cinq jours.
- Oh. Tu veux venir à la maison ?
- Non, je ne veux pas te déranger.
- D'accord... Mais sache que je suis là pour toi.
- Je n'oublie pas. Et pareil pour toi.
- Oh, je vais te laisser, je crois que les miens sont arrivés. »

Nina raccrocha, je soupirai. Et si j'appelais l'autre ? Qu'il me dise quoi faire ? Je repris mon portable et parcouru mon répertoire, j'appuyai sur le téléphone vers quand j'étais sur son numéro.

« - Allô ?, dit-il d'une voix qui venait de se réveiller.
- La vie appartient aux gens qui se lèvent tôt très cher. Pas aux gens qui se lève tard, lui dis-je en souriant.
- Haha. Très drôle Isa.
- Comment vas-tu ?
- Oh, tu sais, avec un frère comme le mien tout va bien ! Surtout quand il est avec une s½ur comme la tienne.
- Je suis désolée...
- Tu n'y es pour rien. Mais toi, qu'est-ce que tu as ?
- Comment peux-tu deviner que je vais mal ?
- Ca s'entend dans ta voix Isa.
- Ah.
- Isa. Qu'est-ce qu'il y a ?
- Mes parents sont rentrés.
- Et ils ne sont là que pour très peu de temps.
- Effectivement.
- Et comme tu es sur les nerfs ces temps-ci, tu as pété un câble.
- Oui, je leur ai dit qu'ils ne savaient pas ce que ça faisait d'être seul.
- Tu es folle, tu le sais ?
- Oui. Mais c'est pour cela que tu m'adores, lui dis-je en riant.
- C'est sûr ! Bon, écoute Isa. Viens à la maison. Je pense que si tu te retrouves sans tes parents et sans ta s½ur pendant un moment, tu iras mieux.
- Ca ne te dérange pas ?
- Au contraire !
- Très bien, je prends quelques affaires et j'arrive. »

Je raccrochai en souriant, pris un sac à dos et quelques affaires et sortis de ma chambre. Quand je fus devant la porte d'entrée, ma mère arriva pour me parler.

« - Où vas-tu Isa ?
- Chez un ami. Mon meilleur ami.
- Tu veux que ton père et moi, nous nous retrouvions seuls ?
- Béa va bientôt arriver, dis-je en sortant de la maison. »

Je commençai à courir et arrivée chez lui, je sonnai à la porte.

« - Oh, Isa ! Quel plaisir de te voir, me dit sa mère en m'ouvrant.
- Bonjour Donna, comment allez-vous ?
- Je vais très bien, tu viens pour cinq jours ?
- Oui, ça ne vous dérange pas ?
- Pas du tout ! Je t'en prie, entre. »

Sa maison était tout à fait différente de la mienne, la sienne était petite – une maison mitoyenne, avec trois étages. Je montai les escaliers jusqu'au troisième pour arriver dans sa chambre. Il était en train de jouer de la guitare en écrivant dans un carnet. Il releva la tête et me sourit.

« - Coucou toi !
- Salut, ça va ?
- Oui oui. Je ne t'ai pas entendu entrer.
- J'ai essayé de faire le moins de bruit possible pour t'entendre jouer.
- Oh.
- Vas-y continue, lui dis-je en m'asseyant à côté de lui. »

Il rit et recommença à jouer. Je m'étalai sur son lit et fermai les yeux tout en l'écoutant.
Je ne savais dès lors plus mon nom, qui j'étais, l'heure qu'il était, le temps qu'il faisait et le pourquoi du comment de mon existence.
Je ne vus pas le temps passer. Il s'arrêta de jouer, j'ouvris les yeux, me remettant droite sur le lit et le regardai. Il me souriait.

« - Isa ?
- Oui ?
- Je voulais te dire quelque chose.
- Quoi donc ?
- Je sais que nous sommes tout à fait différents. Que rien ne nous relie mais que nous sommes meilleurs amis...
- Et ?
- Mais je... Je ne sais pas comment te dire cela, dit-il en se relevant. »

Je restai silencieuse en le regardant. Il s'étirait et me regardait en riant.

« - Moi, Gerard Way te cache qu'il t'aime depuis trop longtemps.
- Tu... Tu veux rire là ?, lui dis-je en le regardant ébahie.
- Tu trouves que je ris ?
- Je... Mais Gerard... »

Je ne sus que dire. Tout mes mots étaient partis, tout mes souvenirs me revinrent, tout ceux que lui et moi avions vécus ensemble. Depuis la plaine de jeux jusque maintenant.
Le temps n'existait plus, il n'y avait plus d'air, plus de terre. Plus rien n'existait, tout avait été dévoilé. Qu'allait-il encore me tomber sur la tête ! ? Une poursuite pour fuite ? Un suicide ?

« - Je suis désolé Isa, je te le cachais depuis trop longtemps.
- Mais Gerard, que trouves-tu de bien chez moi ?
- Tu n'es pas comme ta s½ur, même, tu n'es comme personne.
- Et alors ? C'est un bien ? Sûrement pas.
- Isa...
- Gerard. »

Je me levai et sortis de la pièce avec mon sac, descendis les escaliers et sortis de sa maison.

« - Mais où tu vas !?, me lança-t-il par sa fenêtre.
- Sous un pont ! Je vais habiter sous un pont pendant cinq jours !
- Tu es folle !
- Et alors ? Laisse-moi en paix, j'ai besoin de réfléchir. »

Je marchai dans une direction, n'importe laquelle, sentant son regard dans mon dos, passée la rue, je soupirai et me laissai glisser contre le mur.
Le quartier où habitait la famille Way n'était pas du tout le plus sûr de toute la ville mais je m'y sentais étrangement bien. Venir chez lui n'était pas une corvée mais un plaisir, un plaisir que je me permettais très peu sinon cela allait devenir une drogue. Comme ma s½ur et le frère de Gerard, Mikey.
Après quelques heures de route, j'eus enfin la chance de trouver un pont, un pont en bois. Quel bonheur j'avais ! J'avais trouvé ce que je cherchais ! Ma nouvelle drogue ! Je jubilai de plaisir et courus vers celui-ci. Mal installée, je soupirai de plaisir et sortis mon téléphone portable. Je devais avoir une dizaine de messages. Ceux-ci n'étant ni de mes parents, ni de Gerard et ni de Nina mais de ma s½ur, Béa.
Isa et Béa ne sont que des pseudonymes, des surnoms. Nos vrais noms sont Isabelle et Béatrice mais nous ne nous sentions pas à l'aise quand nous nous faisions appeler comme cela. C'est comme ça que même nos professeurs nous appelaient Isa et Béa ce qui était très bien.
Parcourant les messages de ma s½ur, je compris qu'elle s'en faisait pour moi – une première dois-je dire.
Elle voulait savoir où j'étais pour me rejoindre et que nous nous parlions. Je souris, malgré tout cela, je souris. J'avais besoin de parler à quelqu'un autre que mes amis. Je lui écris très vite l'endroit où j'étais et une heure plus tard, je découvris son visage passant le pont.

« - Mon Dieu Isa ! Mais pourquoi faire la SDF ?
- Parce qu'être un SDF est un rêve depuis trois ans pour moi, lui répondis-je en souriant.
- Oh. Veux-tu partager ce rêve avec moi ?
- Avec plaisir. »

Elle me sourit et courut dans mes bras. Cela faisait plus de dix ans que nous ne nous étions plus serrées dans nos bras. Nous parlions pendant toute la nuit jusque quand nous nous endormîmes l'une sur l'autre.
Le lendemain, je me réveillai la première et soupirai. Il fallait bien rentrer un jour où l'autre et revoir Gerard.
Je pris mon portable et composai le numéro de Nina en allant m'assoir sur le pont pour ne pas déranger ma s½ur. Pendant que le téléphone sonnait dans le vide, je balançai mes jambes dans le vide.

« - Allô ?
- Nina ?
- Ah ! Isa !
- Je ne te dérange pas ?
- Non non, pas du tout. Je viens de me réveiller.
- D'accord.
- Toi, tu vas mal.
- Gerard.
- Que c'est-il passé ?
- Il m'a dit... Qu'il m'aime.
- Oh. C'est assez complexe ça.
- N'est-ce pas ?
- Ecoute, je vais devoir te laisser ma chérie, nous allons partir. Hem... Tu vas rentrer chez toi et te reposer. Vers midi, je serai sûrement dans l'avion donc sur mon ordinateur. Tu te connecteras et on en parlera, d'accord ?
- Très bien. A tout à l'heure. »

Je raccrochai et découvris ma s½ur à mes pieds qui me regardait étonnée. Je sautai et me mis à côté d'elle.

« - Il t'aime ?
- Il m'aime. »

Elle me prit dans mes bras et nous prîmes mes affaires pour rentrer à la maison.
Je franchis le seuil et allai directement dans ma chambre. Je vous être vraiment seule.
Je me couchai sur mon lit et m'endormis.
Je dis un drôle de rêve cette nuit-là ;
Gerard était partit sans me prévenir, un vide s'était fait en moi et je mourrais de solitude – Ayant perdu mon meilleur ami je ne trouvais que cela à faire. Béa et Nina faisaient tout pour me faire revivre mais elles n'y parvenaient guère. Son frère et Béa se quittèrent à cause de la distance et du manque de nouvelles de la part de Mikey. Je fus hospitalisée car je ne mangeais plus, ne buvais plus, je ne voulais qu'une chose : lui. Mais il ne revenait pas.
Je sortis de mon sommeil très vite, les gouttes de sueur coulaient le long de mon cou. Un cauchemar, ce n'était qu'un cauchemar.

# Posté le lundi 29 juin 2009 17:43

Modifié le mercredi 29 juillet 2009 12:17

Chapter 3.

Chapter 3.
இ Chapitre 3:

Je descendais les escaliers très vite, prenant ma veste en passant et courus dehors. Je parcourus la ville jusque chez lui – j'avais dormis toute la nuit. Je toquai à la porte, sonnai, je fis tout pour qu'on m'ouvre le plus vite possible quand le voisin me vit.

« - Mademoiselle Wolfe ?
- Bonjour monsieur Chappee. Savez-vous où ils sont ?
- Ils ont déménagés pendant la nuit. Personne dans le quartier n'a comprit. »

Je m'effondrai au sol, les larmes coulèrent sur mes joues.
J'avais perdu l'homme le plus précieux que j'avais. Monsieur Chappee s'agenouilla et me prit dans ses bras. Il m'invita chez lui mais je refusai l'invitation disant que je ne voulais pas rester plus longtemps ici. Je lui donnai mon numéro de téléphone pour si il aurait des nouvelles de la famille Way et rentrai chez moi, directement dans ma chambre pour me mettre dans mon lit.
La porte de ma chambre s'ouvrit, des pas légers se faisaient dans la pièce et quelqu'un s'installa sur mon lit.

« - Isa ? Ca va ?
- Je vais très bien Béa.
- Non, tu vas pas bien.
- Il est partit. Sans rien dire.
- Gerard ?
- Gerard, Mikey, Donna et Donald.
- Mon Dieu... Et aucunes nouvelles, rien ?
- Non. »

Ma s½ur se leva et sortit de la chambre, elle allait sûrement faire la même chose que moi, pleurer. Enfin non. Je pris mon courage à deux mains et me redressai en restant dans mon lit. Je ne pleurerai pas pour lui, il m'a apprit à être forte, je le serai sans lui. J'allai vers mon bureau et m'assis sur mon siège, retirai les photos de lui et moi pour les poser sur mon lit et mettre une fleur à la place. Je rangeai un peu mon bureau et parcourus mes mails, Nina était en Argentine pour finir mais elle allait aller à Paris après, elle était très heureuse d'être avec ses parents.
Je refermai mon ordinateur en souriant, je n'avais eut que cet e-mail là. Pas un de Gerard.
Je me mordis la lèvre et réfléchis. Pourquoi aurait-il bien pu partir ? Parce que j'étais partie hier ne sachant quoi répondre ? Cela me paraissait beaucoup trop idiot. Trop idiot mais tellement important pour lui qu'il est partit, il inventerait l'excuse que père a trouvé un meilleur travail autre part – et qu'il ne dirait pas où, et que c'est pour cela qu'il est partit la nuit, pour arriver là-bas le jour même pour gagner plus vite de l'argent. Ou alors, tout allait se passer comme dans mon rêve. Je n'allais plus vivre ayant perdu ma moitié. Je me retirai de mon bureau pour aller sur mon balcon, je regardai le soleil terminer de se lever. Ferait-il la même chose que moi ? Je n'en sais strictement rien. Les larmes me montèrent aux yeux, comment allais-je faire sans lui ? Toutes mes chances étaient maintenant nulles. Je me laissai glisser contre le mur, doucement mais m'arrachant le c½ur. Je me recroquevillai à terre, pleurant sur mon sort de fille de quatorze ans qui ne comprenait rien à la vie.


. Onze ans plus tard

Vingt cinq ans. Onze ans que je n'avais eut aucunes nouvelles de mon meilleur ami, enfin presque. Moi qui avait toujours de l'avance dans tout ce qui était musique ai sut qu'il avait créé un groupe de musique avec nos amis d'enfance et son frère. My Chemical Romance. Cela me remontai un peu le moral, je lisais toutes les interviews du groupe quand j'en avais l'occasion.
J'étais dans ma chambre, dans la maison que j'avais avec Béa et Nina. Je me reposais un peu, rentrée de l'université ou j'étudiais quand ma meilleure amie arriva dans ma chambre et s'assit à côté de moi en me regardant.

« - Ca va Nina ?
- J'ai quelque chose à te demander. Mais tu vas me détester...
- Quoi donc ?
- J'ai gagné un concours Isa.
- Pour l'instant tout me semble normal.
- Pour un concert.
- Et ?
- C'est My Chemical Romance. »

Mon visage devint blanc, ma tête me fit mal. My Chemical Romance. Pourquoi n'avais-je pas senti cela ? Nina voulait revoir Gerard, elle aussi. Il avait été son meilleur ami à elle aussi mais moins qu'à moi. Elle me prit la main, je fermai les yeux et pris une grande respiration.

« - Tu sais que Gerard à toujours compté pour moi. Je vais donc venir avec toi.
- Tu ne m'as pas laissé continuer Isa...
- Quoi ?
- Il y a une rencontre après le concert. »

Je la regardai bouche bée. Le voir après, lui parler, tout lui demander. Cela me paraissait irréel, inimaginable. Elle me prit dans les bras voyant que je ne pipai mots, les larmes me montèrent aux yeux et je ne sus les retenir, c'était la première fois depuis qu'il était parti que je pleurais. Elle frotta mon dos et je m'appuyai contre elle. Après avoir tout évacué, elle me prévenu que le concert était dans trois jours et que nous allions attendre très tôt le matin même pour être devant car My Chemical Romance était connu, très connu.
Le grand jour arriva enfin, il était minuit pile quand nous fûmes sorties de la maison et nous fûmes les premières arrivées devant la salle de concert.
Vers dix neuf heures, les portes furent ouvertes et nous courûmes pour arriver au premier rang vers le milieu, nous y fûmes et Nina en était ravie. Nous attendîmes durant une heure pour que les lumières s'éteignent et que le concert commence. Il était là, en train de sauter partout sur la scène en train de regarder tous les fans qu'il y avait dans la salle. Mikey était mignon, il l'avait toujours été d'ailleurs. Les autres étaient comme toujours, marrants comme quand nous restions ensemble.
Le concert finit, nous sortîmes de la salle et nous marchâmes jusqu'à l'autre bout du bâtiment en essayant de ne pas nous faire suivre par les autres fans, nous avions réussis. Nous montrâmes nos pass et le garde nous laissa passer, arrivées devant la porte, je me stoppai devant Nina et respirai un grand coup, j'allais revoir celui qui m'avait abandonné, celui qui m'avait brisé le c½ur en partant, il y a onze ans. Je frappai à la porte, très mal d'ailleurs. Mes battements de coeur étaient de plus en plus rapides, comme si celui-ci explosait dans ma poitrine.. Je respirais, même si je me sentais invisible. Et si j'arrivais à compter mes battements de coeur, alors j'existais. J'entendis une voix me dire d'entrer, j'ouvris donc la porte, laissai passer Nina et rentrai à mon tour.
Ils étaient en fasse de nous, lui aussi, dans un canapé et il me regardait en se relevant.

« - Bonjour, vous êtes les filles de la rencontre ?
- Oui, c'est bien nous.
- Hé bien enchanté les filles. Comment vous vous appelés ?
- Moi, c'est Nine et elle c'est...
- Je m'appelle Charlotte. »

Nina me regarda et je fis mine de ne pas la voir. Je préférais qu'il ne sache pas qui j'étais. Mikey arriva avec les autres près de nous, Gerard aussi. Nous commencèrent à discuter avec, surtout Nina moi, je dévorais Gerard des yeux. Il avait changé, peu mais beaucoup à mon goût. Il se retourna et me regarda, je baissai donc mon regard.

« - Tu t'appelles Charlotte, c'est bien ça ?
- Hem. Oui.
- Tu me rappelles quelqu'un ! Aussi bien dans ta façon de parler mais dans ton physique et ta façon de te tenir. Mais cela n'est pas trop grave.
- Oh. »

J'avais relevé mon visage, le regardai avec un visage blanc, plus que pâle. Nina me regarda aussi, on aurait dit qu'elle s'inquiétait. Je la regardai vite et reposai mon regard sur Gerard qui me regardait aussi quand leur producteur arriva pour dire qu'il était bientôt l'heure. Nina ne put s'empêcher de demander autographes de chacun pour elle et moi ainsi que des photos. J'avais donc ma photo seule avec Gerard. Nous nous fîmes tous la bise, arrivée à Gerard nous nous sourîmes en même temps et je le regardai dans les yeux, lui laissant un « souvenir » qui lui rappellerait tout.

« - Merci beaucoup. Et je suis tout à fait désolée aussi. »

Je pris Nina par le bras et nous sortîmes avant qu'il ne puisse piper mots sinon, je savais que j'allais fondre en larmes. Sorties du bâtiment de la salle de concert, je me laissai glisser à terre contre la porte, même si il arrivait maintenant à côté de moi, je n'aurais pas bougé. Je sortis mon paquet de cigarettes et en retirai une du contenu, l'allumai et commençai à tirer dessus.

« - Pourquoi nous as-tu fait partir ! ?
- Parce que j'ai dit Merci beaucoup et je suis tout à fait désolée aussi à Gerard.
- Tu sais que c'était la chance de ta vie ?
- C'est à croire que tu ne connais pas Gerard. Il va nous chercher maintenant.
- Mmmh. Je suis septique.
- Tu ne devrais pas l'être. Pouvons-nous rentrer maintenant ?
- Si cela t'enchante. »

Je me relevai et pris la main de mon amie et nous rentrâmes à la maison comme cela. Je montai directement dans ma chambre, comme quand j'avais quatorze ans et me mit dans mon lit de suite, ne voulant qu'une chose : M'endormir avec l'image toute fraiche de Gerard dans mes yeux.

. Le lendemain

J'étais sous mes couettes, les yeux fermés mais bien réveillée. Son image toujours gravée dans mes yeux. Le soleil pointait son nez sur mon visage mais ce n'est qu'au bout d'une heure et quelques que je décidai d'ouvrir mes yeux. Je m'assis dans mon lit et contemplai la pièce, les cinq bouts de papier qui trainaient à terre avec leurs signatures : « Pour Charlotte ». Je souris et ris en même temps, je les avais eut, ils ne m'avaient pas reconnut. Sauf peut-être à la fin. Je pris de suite mon portable qui trainait quelque part sous ma couette et regardai si je n'avais ni appels manqués ni messages et le résultat était nul.
Je sortis de mon lit lentement, étant en mini short et tee-shirt avec une énorme tête d'Hello Kitty dessus. Je pris mon peignoir et allai sur le balcon qui donnait sur notre immense cour. L'immense cour où j'ai grandi et où j'ai passé ma vie. Je sentis d'un coup mon téléphone vibrer au fond de ma poche, je le sortis et répondis sans regarder qui me sonnait.

« - Allô ?
- Bonjour Isabelle.
- Oh.
- Comment... Vas-tu ?
- Je vais bien. Malgré les onze ans qui sont passés.
- Je suis...
- Tu es désolé. Je sais. Pourquoi me sonnes-tu Gerard ?
- Tu vas rire. Hier, deux filles sont venues en coulisse après notre concert dans notre ville d'enfance. Une te ressemblait, je n'avais envie de faire qu'une seule chose la serrer dans mes bras... »

Je lâchai mon téléphone qui tomba sur le sol, j'entendis les Isabelle qu'il disait ayant entendu ce bruit. Les larmes m'arrivèrent aux yeux et coulèrent le long de mon visage. Je cherchai mon téléphone du regard et le ramassai à terre.

« - Oh.
- Tu vas bien ?
- Je ne comprends pas pourquoi tu me sonnes maintenant alors que cela fait onze ans que je n'attends une chose, que tu me donnes de tes nouvelles. Ce n'est plus la peine de m'appeler Gerard Way. Vas cherche une des filles qui est à tes pieds. »

Je raccrochai de suite, il n'avait donc pas comprit ce que je lui disais hier, ou je ne l'ai pas laissé terminer ce qu'il voulait dire. Ce devait être le deuxième choix le plus évident mais je me mis en tête que c'était le premier.

Mes souvenirs après son départ me revinrent, je sentais les sentiments qu'il avait, c'est comme si nous les partagions. Je ne mangeais plus ou alors je régurgitais tout ce que je mangeais, je n'étais plus moi. Ni Nina ni Béa ne m'hospitalisèrent, elles savaient très bien que j'aurais dit non et de toute façon, cela n'était qu'une passe. Je réussis à l'oublier jusque quand il a été Super Star In USA And In The World comme je disais. En dessous de mon oreiller, si on le soulevait, on pouvait voir une photo de lui. Groupie allez-vous dire mais non, simple manque dans mon c½ur que je rempli en lisant des interviews débiles où j'arrive à comprendre ce que personne d'autre n'arrive à comprendre de ce qu'il dit, quand il parle de moi...

# Posté le dimanche 30 août 2009 12:31

Chapter 4.

இ Chapitre 4 :

Mon téléphone se remit à sonner, je ne décrochai guère me disant bien que ça ne pouvait être qu'une seule personne. Il ne cessait guère de m'appeler, ça me faisais sourire, je mis mon téléphone sur mon lit, le lançant sonner et allai dans la chambre de ma s½ur qui dormait encore, je me mis sous sa couette et découvris qu'elle ne dormait pas, elle me sourit et me prit dans ses bras. Ces bras qui m'avait tant manqué il y a onze ans et que j'ai retrouvé après le départ de Gerard.

« - Alors ? Comme sont les frères ?
- Mikey est toujours aussi beau.
- Oh...
- Béa, tu le reverras. Ne t'inquiète pas.
- Moui.
- Béa. Je sais que tu l'aimes toujours...
- Et toi ? Aimes-tu toujours Gerard ? »

Je me tus et mis ma tête dans le creux du cou de ma s½ur. Je n'en savais rien. Je ne voulais pas le savoir car je ne le saurai que quand nous nous serons revus ce qui n'allait pas arriver bientôt. Je me levai et embrassai la joue de ma s½ur qui s'était rendormie, j'entrai dans la salle de bain et me lavai, il était tôt au matin et je devais aller à la Fac. Je sortis assez rapidement de la douche, séchai mes cheveux, me maquillai et m'habillai. Je descendis les escaliers, pris une tranche de pain ainsi que mon sac et mon mp3 et sortis de la maison pour aller prendre le bus. Je mangeai mon pain à l'arrêt de bus, en discutant avec Paola, une amie de la Fac.

« - Tu es donc allée au concert de MCR et en backstage ! ?
- Hem. Oui.
- Mais attends, c'est génial Isa ! On étudie pour être journaliste et tu les rencontre !
- Oui oui. Génial.
- Je ne te sens pas de très grand moral.
- Oh, c'est juste la fatigue. Dis... Tu sais ce qu'on va faire aujourd'hui ?
- Et bien, accroche-toi bien !
- Paola.
- Nous allons discuter avec le groupe que tu as vu en concert hier ! »

Je recrachai le pain que je venais de prendre en bouche, les gens en étaient dégoutés mais s'eut été plus fort que moi. Paola me regardai.

« - Ca va Isa ! ?
- Je... Je crois que je vais rentrer chez moi.
- Mais ! Mais non ! Tu restes ! Ils ne vont pas te manger, tu les a bien vu hier !
- Oui, c'est vrai mais...
- Pas de mais ! Tu restes. »

Paola devait toujours avoir le dernier mot, je montai alors dans le bus vu qu'il venait d'arriver. Je mis mes écouteurs dans mes oreilles, niant Paola et retournant dans mes souvenirs.

Flash Back !

J'étais sur son lit, le regardant en train de jouer de sa guitare puis il releva son visage pour me regarder.

« - Je peux ?, demanda-t-il en prenant mon cahier.
- Oh, ce ne sont que de simples petits écrits. »

Il commença à lire, avec intérêt ces trente sept lignes écrites de ma main. Il releva sa tête et me lança mon cahier.

« - Je joue, tu chantes.
- Tu... Tu veux rire ?
- Non. »

Il commença doucement à jouer, je pris une profonde respiration tout en fermant les yeux et mis mon cahier sous mon nez pour lire mes lignes :
Je pourrais rester éveillée juste pour t'entendre respirer.
Te regarder sourire alors que tu dors,
Tandis que tu es loin et rêvant.
Je pourrais passer ma vie dans cette douce capitulation,
Je pourrais rester pendu dans ce moment pour toujours.
Chaque moment passé avec toi est un moment que je prise,
Je ne veux pas fermer mes yeux,
Je ne veux pas me réveiller.
Parce que tu me manquerais bébé
Et je ne veux pas manquer cette chose.
Parce que même quand je rêve de toi,
Le rêve le plus doux que je ne ferais jamais,
Tu me manquerais toujours bébé
Et je ne veux pas manquer une chose.
Mais près de toi,
Sentir ton c½ur battre
Et je me demande quels sont tes rêves,
Je me demande si c'est moi que tu vois.
Alors j'embrasse tes yeux
Et remercie Dieu d'être ensemble.
Je veux juste rester avec toi à cet instant pour toujours,
Pour toujours et à jamais.
Je ne veux pas manquer un sourire,
Je ne veux pas manquer un baiser.
Je veux juste être avec toi
Simplement ici avec toi, comme ça.
Je veux juste te tenir de près
Sentir ton c½ur si près du mien
Et juste rester ici à cet instant pour le reste des temps.
Je ne veux pas fermes mes yeux,
Je ne veux pas me réveiller.
Parce que tu me manquerais bébé
Et je ne veux pas manquer une chose
Parce que même quand je rêve de toi,
Le rêve le plus doux que je ne ferais jamais,
Tu me manquerais toujours bébé
Et je ne veux pas manquer une chose.


Il s'arrêta de jouer et déposa son regard sur moi avec un énorme sourire, je détournai le regard et il éclata de rire.

« - Ne te moque pas de moi.
- Je ne me moque pas. J'admire juste ta timidité envers ton meilleur ami.
- Je te connais mon cher.
- Et je te connais. »

Nous riâmes ensemble.

Fin Flash Black.

Paola me retira de mes pensées en me secouant un peu. Nous nous levâmes, arrivées à la Fac, je pris une grande respiration et sortis du bus, je dis à Paola de rejoindre les autres, que j'allais arriver. J'entrai dans l'énorme bâtiment de mes études et parcourrai les couloirs pour arriver en face de l'auditorium où j'allais maintenant avoir cours, je pénétrai dans la pièce et découvris mon professeur sur l'estrade, assis en train de lire.

« - Monsieur Rainst ?
- Oh, mademoiselle Wolfe, que puis-je pour vous ?
- J'ai entend dire qu'aujourd'hui, nous n'avions que vous durant toute la journée. Puis-je savoir pourquoi ?
- Ah oui. Le groupe My Chemical Romance vient vous voir. Ils sont très aimables, ils ont acceptés de faire une interview avec chacun de vous pour vous lancer dans votre futur métier.
- Hem. Puis-je ne pas participer au cours ?
- Non. C'est un morceau de votre examen final.
- Pouvez-vous alors ne pas m'appeler Wolfe ?
- Et comment voulez-vous que je vous appelle alors ! ?
- Charlotte Skeine.
- Puis-je savoir pourquoi ?
- Gerard Way est mon meilleur ami. Je ne veux simplement pas qu'il sache que je suis ici mais qu'il pense que je suis la fille qu'il a rencontrée hier.
- Car vous les avez vus hier.
- Effectivement.
- Très bien mademoiselle Skeine. Nous nous verrons dans une demi-heure.
- Merci beaucoup monsieur Rainst. »

Je sortis de l'auditorium et allai directement dans le jardin de la Fac rejoindre mes amis, je leur demandai la même faveur qu'à monsieur Rainst mais en donnant plus de renseignement sur le pourquoi de cela. Ils étaient très étonnés de cela ce qui me fit rire quand l'énorme cloche du clocher sonna l'heure d'aller dans notre auditorium. Nina et moi faisions parties d'une classe de dix élèves ce qui prouve que le journalisme ne fascine pas grand monde donc nous avions un gigantesque auditorium rien que pour onze personnes, aujourd'hui seize. Nous rentrâmes donc dans notre auditorium et virent deux groupes de musique. Etrange, Rainst avait dit seulement MCR et voilà Green Day avec. Nous nous assîmes à des places du premier jusqu'au troisième rang. Monsieur Rainst nous expliqua que comme nous étions dix dans notre classe, il a demandé à deux groupes de venir et ils ont de suite acceptés. Nous nous séparons donc en deux groupes que monsieur Rainst à choisit.

« - Mademoiselle Skeine, vous irez dans le groupe pour My Chemical Romance.
- P... Pardon ?
- Vous allez à droite, du côté du groupe My Chemical Romance.
- Oh. Oui. »

Je me dirigeai vers le groupe, nous étions cinq ici, cinq là-bas. Rainst nous donna un membre du groupe à chacun et bien sûr, il fallait qu'il me donne la personne la mieux placée, Gerard. Nous nous assîmes tout en haut de l'auditorium, seuls.

« - Ce voir deux fois en deux jours, quelle coïncidence.
- Hem. Oui, bien sûr.
- Donc que devez-vous faire encore ?
- Nous devons faire une interview de vous... »

Nous commençâmes à discuter, toute la matinée ne fut que l'interview. Nous riâmes en même temps etc.

« - Nous avons fini ?
- Non, il reste une question.
- Je t'écoute alors.
- Que ferais-tu pour la personne que tu aimes ?
- Cette personne, ça fait onze ans que je ne l'ai plus revue. Si je la revoyais, je ne ferais qu'une seule chose : la serrer dans mes bras.
- Pourquoi être parti il y a onze ans ?
- Je lui avais déclaré mon amour pour elle. Elle ne sait répondre à cela et elle est partie en courant. J'ai été choqué et j'ai demandé à déménager pour essayer de l'oublier mais je n'y suis jamais parvenu. Je lui ai téléphoné hier, on dirait qu'elle se fiche de moi.
- Mais bien souvent une fille dit le contraire de ce qu'elle pense.
- En es-tu sûre ?
- J'en suis certaine. »

Pourquoi ne le faisait-il pas alors ? Pourquoi ne me prenait-il pas dans ses bras jusqu'en m'en étrangler à cause du bonheur ? La cloche sonna. Une pause. Vingt minutes. Vingt minutes ou je pouvais lui dire, ou je devais lui dire que c'était moi, Isabelle Wolfe. La fille qu'il aimait et aime toujours. Nous nous levâmes tous et sortîmes de l'auditorium.

« - Hem. Gerard ? Je pourrais... Te parler ?
- Heu, bien sûr Charlotte. »

Il me suivit jusqu'à une salle, la salle que je préférais dans toute la Fac : l'amphithéâtre. La salle où tous les spectacles faits par la Fac se font. Nous nous assîmes au bord de la scène qu'il regarda en souriant puis posa son regard sur moi, un peu septique et curieux ainsi qu'une lueur de malice dans ses yeux si beaux.

« - Pourquoi voulais-tu me parler ?
- Il y a onze ans, j'avais un meilleur ami.
- Hem. Oui ?
- Je l'ai renié, je n'osais pas lui faire face. Je ne savais répondre à ce qu'il m'avait avoué. Il m'aimait et je l'ai fui. Depuis onze ans je le cherchais et un beau jour ma meilleure amie me dit qu'elle a gagné des places de concert ainsi qu'une rencontre avec son groupe de musique : My Chemical Romance. Je ne lui dis pas qui je suis, je lui invente un nom pour peur qu'il me reconnaisse. Le lendemain, j'ai cours et je fais mon examen avec lui. Je ne suis pas Charlotte Skeins. Je suis Isabelle Wolfe. Ta meilleure amie et je sais maintenant que je t'aime. »

Il me regarda en souriant et me fit face. Durant mon temps de parole, je m'étais levée et j'étais allée au milieu de la scène. Il me rejoint et pris ma main droite dans la sienne, enlaça nos doigts ensemble, il me fit des de ses plus tendres sourires comme il me faisait quand nous étions plus jeune et avança ses lèvres près de mon oreille gauche.

« - Je sentais que c'était toi mais je n'en étais guère sûr ma chère. »
Chapter 4.

# Posté le mercredi 02 septembre 2009 08:34